Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

 

IMG 0683Les plantes aromatiques et médicinales ont toujours fait partie de l'alimentation humaine. Si l'homme des cavernes chassait pour se nourrir, le repas comprenait aussi le fruit de la cueillette, feuilles, baies et racines récoltées.

Grâce à l'étude des pollens (la palynologie), on a pu identifier la présence, entre autres de guimauve et d'achillée millefeuille dans le foyer néandertalien, 60000 ans avant J.C.

La culture de ce type de plantes pourrait avoir commençé en Chine, 2800 avant J.C., sous Shennong on a retrouvé un manuscrit où figurait 365 plantes, cultivées pour leur vertus thérapeutiques.Il a également contribué à la connaissance de 70 plantes vénéneuses, faisant ainsi office de contre-poison. Il a reçu le titre de "Roi des remèdes".

En 1555 avant J.C., les égyptiens cultivaient leur potager, sous forme de carrés, ail, oignon, pourpier, céléri étainet ainsi mis en culture.

Le papyrus d'Ebers recense plus de 700 préparations médicinales parmi lesquelles on peut identifier l'utilisation du cumin, coriandre, ail, pavot, anis, fenouil, menthe...Les plantes étaient classées selon leurs actions : vermifuges, sédatives, diurétiques,...

Dans la Grèce ancienne, la confrérie des rhizomates cueillait et préparait racines et herbes médicinales.

Aristote et Hippocrate (IV émé siècle avant J.C.), pères de la théorie de l'équilibre des humeurs ont classiifés les plantes selon leur usage.

C'est Dioscoride en 65 après J.C, compile et décrit l'univers de 579 plantes en évoquant leurs 4700 usages médicaux et leur principe actif dans "De Materia Medica". On y retrouve l'origine, les variétés et mode de culture de la préparation des médicinales.

C'est au II éme siècle que Galien réunit les connaissances et les formules médicales issues de l'antiquité.

A partir de l'an 500, moines et nonnes, grâce à la maîtrise du Grec et du Latin héritent du savoir des simples.

On leur doit la création des herbiers et la conception des jardins médicianux dont les plantes préaparées sont destinées au corps médical.

res29112 jardin jardin-des-simples-1024x671 Photo Musée APHP

C'est en 812, que Charlemagne avec son Capitulaire de Villis préconise les cultures de 88 plantes médicinales à travers le royaume : anis, livèche, sauge, thym, fenouil, camomille y figurent.

Jusqu'aux XII éme siècle, la culture de ces plantes devient le domaine réservé des femmes. Mais devant le pouvoir thérapeutique que cela leur confère l'église s'inquiète et c'est alors que commence la chasse aux sorcières. C'est la naissance des apothicaires.

Au XV et XVI émes siècles, avec les grandes expéditions maritimes c'est la découverte des plantes et des épices.

Paracelse fonde lui la théorie des signatures suite à son observation des plantes auxquelles il attribue une action par rapport à chaque organe. 

C'est à la cour de Louis XIV, au XVII éme siècle, que ces remèdes seront utilisés non seulement au lendemain des festins, mais également en cuisine où ses plantes sauvages viennent assainir les viandes faisandées. Au XVIII éme siècle, ces plantes sauvages seront recherchées en période de disette. Puis au XIX éme siècle, la révolution industrielle et l'exode rural vont entrainer la dimunition des populations dans les campagnes et la perte des savoirs. Puis la médecine moderne fera émerger la signification des principes actifs et ce sera le début des produits de synthèse. Les plus démunis continueront toutefois à utiliser les remèdes végétaux que l'on trouvera sur les marchés dans les campagnes. Aujourd'hui, on assiste à un regain d'intérêt pour les plantes aromatiques et médicinales. 

La culture de ces plantes apporte une touche de créativité et de saveurs en cuisine. La recherche de solutions alternatives et naturelles pour éviter la médecine trop souvent orientée par les laboratoires ravive l'intérêt pour la connaissance et l'utilisation des remèdes naturels

 


 


Tag(s) : #Le netbook des plantes médicinales

Partager cet article

Repost 0